Article très intéressant de Flore Fauconnier du Journal du Net sur Spartoo et Zalando. On y parle aussi de Sarenza.


Voici un article intéressant de Flore Fauconnier du Journal du Net sur les trois principaux sites de vente de chaussures sur Internet : Spartoo, Zalando et Sarenza.
Il y a des informations sur les niveaux de chiffres d’affaires, sur le trafic,…

A lire sans aucune hésitation ! C’est par ici : « Comment Spartoo fait face à la déferlante Zalando« .

Entrepreneurship : The idea is important, yes, but execution is what matters.


A lot of people think that you need to have an incredible idea if you want to create a company.

A revolutionary idea will help you, of course, but it’s not absolutely necessary. While the idea is important, what really matters is the execution. Having an idea is one thing. A lot of us have fantastic ideas for new businesses. Spend an evening with two or three close friends in a nice place, with nice food and some drinks and you will find that you will have at least a dozen fantastic ideas.

Well, that’s the easy part.

The tough part begins when the time comes to execute your idea, when you transform your idea into a concrete company, when this new and fragile company becomes firmly established. What matters is how you transform your idea into a real business; what are the choices you make in the face of difficulties, how you adapt you business model in order to respond to your market, how you recruit and build an A-team.

If you give the same idea to two different teams, after six months you will have two different companies. The management teams won’t have the same vision of the market or market strategy to become a leader. The idea is important, yes, but execution is what matters. Let’s say it another way: Do you think Apple would have been the same company if Steve Jobs and his team didn’t run it? We could ask the same question regarding Amazon with Jeff Bezos, Google with Larry Page and Sergei Brin…

If you want to start your own company don’t spend too much time looking for the perfect idea. Find an idea you love, a business with potential, and then focus your energy on the execution: What is your mission? Who are your customers? Why will they buy your product? Who are your competitors? What differentiates your product from theirs? How will you communicate?

This is what really matters. This is execution.

L’énergie : l’élément indispensable à tout entrepreneur


Je déjeunais avec un entrepreneur et un ami cette semaine. Sur le chemin du retour mon ami me dit qu’il était toujours étonné par l’énergie de cet entrepreneur. Il me dit qu’il avait remarqué cela chez la plupart des entrepreneurs qu’il connaissait : une incroyable énergie.

Cette remarque me rappela une conversation que j’avais eu la semaine d’avant avec un jeune entrepreneur que je coache. Il me disait que la création d’entreprise était vraiment excitante bien que très difficile. Depuis un an qu’il avait lancé sa société il avait appris plein de choses mais son principal étonnement venait de l’énergie qu’il fallait déployer quand on était entrepreneur.

Avant de se lancer, il avait lu des livres sur la création d’entreprise, il en avait retiré plein d’enseignements, mais il ne se souvenait pas avoir lu un livre qui abordait la question de l’énergie.

Pour moi, l’entreprenariat s’apparente à un marathon. Créer une entreprise est un long parcours. Mais, un marathon se court correctement avec une très bonne préparation.
Entreprendre n’est pas seulement courir un marathon, course deja difficile en soi. Entreprendre, c’est courir un marathon à la vitesse d’un 100 mètres. 42 km à courir avec la même énergie qu’un 100 mètres.

Vous trouvez la comparaison osée ?

Elle ne l’est pourtant pas. Tous les créateurs d’entreprise vous le diront.
Créer une entreprise demande une énergie incroyable. Une énergie qu’il faut déployer tous les jours pendant plusieurs mois et plusieurs années. Sans aucune pause.

Tout repose sur soi et sur soi seul. Si vous avez un associé, l’énergie requise sera un peu moins importante mais vous devrez toujours courir 21 km à la vitesse d’un 50 mètres. 🙂

Tout repose sur vous. Vous êtes la locomotive comme le disait Churchill. Vous tirez toute votre société. Vous devez faire bouger vos fournisseurs, vos prestataires, vous devez aller chercher le client avec les dents, vous devez faire avancer les démarches administratives, vous devez motiver vos salariés, mobiliser vos actionnaires,…

En peu de mot : vous devez tout faire avancer en même temps. Pas l’un après l’autre. Non. En même temps.

Mais, c’est cela aussi qui est grisant. Cette énergie qu’il faut activer et qui au bout d’un moment s’auto-génère, voire sécrète de l’endorphine. Elle nous fait planer.

Le plaisir de l’entreprenariat réside aussi dans cette énergie incroyable. Alors, si vous voulez la vivre, la sentir, allez-y foncez !

Je me lance tout de suite ou je travaille d’abord comme salarié pour acquérir de l’expérience et ensuite j’y vais, je fonce, je monte ma boîte ?


Quand je discute avec de jeunes entrepreneurs, des questions reviennent en permanence. J’ai déjà parlé de la confidentialité dans un article précédent. Une autre question concerne le moment opportun pour se lancer.
« je me lance tout de suite ou je travaille d’abord comme salarié pour acquérir de l’expérience et ensuite j’y vais, je fonce, je monte ma boîte » ?

J’ai été 10 ans salarié avant de créer ma société. Pendant ces 10 ans, j’ai travaillé en start-up puis dans un grand groupe du CAC 40. J’ai changé plusieurs fois de postes. J’ai eu des promotions. J’ai eu une équipe à encadrer. Bref tout ce qui fait la vie d’un salarié qui a envie de progresser.

Ces 10 années de salariat ont été très enrichissantes. J’ai appris un grand nombre de choses. J’ai progressé dans les sociétés dans lesquelles j’ai travaillé signe que ma hiérarchie était satisfaite du travail fourni.

Cinq ans après avoir quitté le salariat pour monter ma société, voici ce que je réponds aux entrepreneurs en herbe : « Au lieu d’attendre ma réponse, vous devriez déjà être en train de créer votre boîte ».

J’ai beaucoup appris en 10 ans de salariat, mais je dois reconnaitre que cela ne m’a pas vraiment préparé à la vie d’entrepreneur. Je l’ai dit dans d’autres articles, mais je le redis : créer une société est difficile, vraiment.

« Le succès, c’est d’aller d’échecs en échecs sans perdre son enthousiasme » disait Winston Churchill. On pourrait paraphraser et dire « entreprendre, c’est d’aller d’échecs en échec sans perdre son enthousiasme ». Cette citation met en valeur deux réalités de l’entrepreneur : la difficulté matérielle de la création d’entreprise et la force mentale du créateur d’entreprise.

La capacité à rebondir, la résilience comme on dit aujourd’hui, est très importante. Démarrer jeune permettra à l’entrepreneur de se tanner le cuir, de faire des erreurs sans que cela porte trop à conséquence.

La joie des petits succès, la plénitude procurée par les grands. La tristesse des petits mauvais résultats, le désespoir procuré par les grands. Vivre tout cela. Apprendre à le gérer. Apprendre à être capable de le dépasser.

L’accumulation de l’expérience voilà ce que doit privilégier un jeune entrepreneur.

Ces expériences lui permettront de se forger un caractère, une résistance. C’est ce qui est déterminant dans la création d’une entreprise.

Les compétences que l’on développe en tant que salarié n’ont rien à voir avec celles qui sont nécessaires pour réussir en tant qu’entrepreneur.

Attention, je ne parle pas ici des compétences techniques, mais de aptitudes morales, du « mental » comme on dit aujourd’hui. Le fait d’être un salarié performant à la progression rapide et fructueuse ne vous préparera pas à la vie d’entrepreneur.
Les facteurs clés de succès sont totalement différents.

Qu’il n’y ait pas de méprise. Le salarié aussi subit une forte pression. Il doit développer des compétences managériales quand on lui confie une équipe. Il doit apprendre à gérer sa hiérarchie. Il a des objectifs à atteindre. Il a meme pu être en charge de l’ouverture d’une filiale a l’etranger.
Ok. Très bien.
Cela lui servira un jour dans sa vie d’entrepreneur mais pas au début. Et le début peut durer longtemps.

Deuxième argument : les difficultés prennent une autre acuité lorsqu’on a une famille.
Plus vous attendrez pour vous lancer plus vous « risquez » d’avoir des responsabilités dans une autre sphère de votre vie : celle de la vie familiale.
Le salariat, en fait le CDI, est très confortable avec ses cinq semaines de congés payés, ses RTT, sa mutuelle, son CE, ses tickets restos ou son restaurant d’entreprise, son infrastructure de qualité,…
Renoncer sciemment à ce confort pour l’insécurité et la précarité du lancement d’une société est très difficile, particulierment lorsque l’on projette de créer une famille, voire lorsque l’on est en train de créer une famille.
Lorsque j’ai créé ma société, j’étais marié. J’avais trois enfants dont une fille qui venait de naitre. Dans l’équipe de la société dans laquelle j’étais employé, il y avait une personne qui m’appelait le kamikaze. Je suis content du choix que j’ai fait, mais avec le recul, je dois reconnaitre qu’elle avait raison. Il m’a fallu une forte conviction jumelée à une forte inconscience pour quitter tout ce confort.

Pour toutes ces raisons, et pour d’autres encore mais que je développerai dans un autre article, je suis convaincu qu’il faut créer sa société le plus tôt possible et que le passage par la case salarié n’est pas nécessaire.

Alors allez-y. Entreprenez !

L’importance de nos pensées


Surveille tes pensées , car elles deviendront tes paroles.
Surveille tes paroles, car elles deviendront tes actes.
Surveille tes actes car ils deviendront tes habitudes.
Surveille tes habitudes car elles deviendront ton caractère.
Surveille ton caractère car il deviendra ta destinée

Certains attribuent cette situation à Gandhi, d’autres à Bouddha. Pour ma part, je l’ai découverte dans le très bon film sur Margaret Thatcher avec Meryl Streep « La Dame d Fer ».

J’ai une idée géniale ! J’en parle ou j’en parle pas ?


Il m’arrive de donner des cours de création d’entreprise.
Quelque soit l’auditoire, il y a plusieurs questions qui reviennent systématiquement.

Une d’elles concerne la problématique de la confidentialité des idées de business. Cette interrogation est tout naturellement présente chez tous les entrepreneurs en herbe.

Quand on a une idée et que l’on commence à travailler dessus, à faire les études de marché, doit on en parler à d’autres personnes en courant le risque de se la faire voler ou faut-il au contraire la garder jalousement pour soi ?

Ma réponse doit être iconoclaste car elle étonne toujours mon auditoire. Il faut parler de votre idée.

Mes arguments sont les suivants :
Parler permet d’objectiver sa pensée. Ce qui se conçoit clairement, s’énonce clairement nous dit l’adage. Parler de votre idée vous obligera à la clarifier dans votre tête afin de l’énoncer clairement à votre interlocuteur.
Ce faisant vous prendrez conscience des faiblesses de votre projet mais aussi des ses forces. Votre interlocuteur, s’il est de qualité, saura vous poser les bonnes questions. Il saura vous aiguiller vers les bonnes réponses. Il vous aidera même à trouver de nouveaux axes de développement. C’est un peu ce que faisait Socrate avec ses interlocuteurs lors de ses discussions. C’est tout le principe de la maïeutique. Faire accoucher une idée par le dialogue. En terme business, votre interlocuteur vous challengera. Il vous poussera à aller plus loin dans vos idées, votre produit, votre concept.

Beaucoup d’entrepreneurs en devenir sont persuadés que tout le monde n’attend qu’une chose : leur piquer leur idée révolutionnaire.

Alors il faut clarifier trois choses :

  1. La plupart du temps les gens auxquels vous parlerez de votre idée n’en auront strictement rien à faire. (Je sais, c’est dur pour l’ego, mais c’est comme ça.)
  2. Les personnes qui voudront vous aider seront plus nombreuses que celles souhaitant vous nuire. Ces interlocuteurs vous donneront plein de bons conseils, ils vous feront partager leur expérience et surtout ils vous ouvriront leur carnet d’adresses ce qui vous fera gagner un temps fou !
    Quand j’ai créé ma société, j’ai rencontré plein d’entrepreneurs et j’ai été surpris par l’esprit de solidarité qui existait. Ils m’ouvraient leur carnet d’adresses, me donnaient même leurs chiffres clés,… Toutes ces informations m’ont permis d’affiner mon business plan et de rencontrer en quelques semaines des partenaires que j’aurais mis des mois à contacter sans cette introduction.
  3. Votre idée a peu de chances d’être révolutionnaire. Elle sera géniale, intelligente, futée, mais rarement révolutionnaire. Ou alors vous faites partie de cette catégorie de gens exceptionnels qui sont de réels inventeurs et dans ce cas bravo ! Foncez sans vous soucier de vous faire piquer votre idée car vous serez le seul à pouvoir la mettre en pratique et surtout le seul à pouvoir la développer.

Avant dernier argument : si un de vos interlocuteurs est tellement convaincu de l’aspect génialissime de votre idée, entre l’intention de copier une idée et la réalisation de cette mauvaise intention il y a un fossé aussi large que l’océan Atlantique.

Dernier argument : si votre idée est excellente, vous serez copié par d’autres entrepreneurs en herbe, par des concurrents et ce bien plus rapidement que vous ne l’imagineriez. C’est assez déstabilisant. C’est très énervant lorsque cela arrive mais dites vous bien une chose : on ne copie que les meilleurs !

C’est pour toutes ces raisons que je vous recommande vivement de parler de votre projet. Vous avez plus à y gagner qu’à y perdre.