J’ai une idée de création d’entreprise mais je ne sais pas comment faire mon business plan.


« J’ai une idée de création d’entreprise mais je ne sais pas comment faire mon business plan. »
C’est une question qui revient souvent. Comment faire un business plan quand on a une idée de création d’entreprise.

La réponse est claire et simple: il faut s’y coller. Il n’y a pas de méthode magique. La rédaction d’un business plan c’est beaucoup de travail et beaucoup de temps.

Il y a des sociétés de conseil qui sont spécialisées dans la rédaction de business plan. Certaines sont très sérieuses, d’autres moins. Dans un précédent post sur le sujet, j’ai parlé de La Petite Etoile et de son site dédié au Business Plan : Le Business Plan.
Mais attention, ces aides ne doivent être qu’une aide. Ne vous trompez pas en les contactants. Elles ne vont pas vous sortir un business plan comme ça.

Le business plan doit être pensé, orchestré par les fondateurs de l’entreprise. Ce sont les fondateurs qui doivent diriger la rédaction du business plan. Ils doivent diriger sa rédaction mais aussi être capable de le reprendre car la mission de la société de conseil ne durera pas tout le temps. Ils doivent être capables de rentrer dans le détail des chiffres car si on leur pose des questions sur une partie precise du business plan, ils doivent être capables d’y répondre.

Le business plan matérialise l’idée des dirigeants. C’est la version chiffrée de leur stratégie. C’est donc un document important.

Il faut prendre le temps de le travailler car s’il est bien fait vous vous en servirez tout au long du développement de votre société.

Une société spécialisée dans la rédaction de business plan peut vous aider et elle vous aidera mais elle ne peut pas et ne doit pas le faire à votre place.

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David Lozano de Green Republic – Interview


Une interview de David Lozano, co-fondateur de Green Republic qui vient de rejoindre Greenweez.com le leader européen de la vente de produits sains en ligne, est disponible sur le site de Slap Digital.

Green Republic, le site créé par David Lozano et Benjamin Cahen en 2008, vient d’être acquis par le leader du marché des produits sains : Greenweez.com.


Je mets ici le début du communiqué de presse qui est entièrement disponible sur le site Fusacq.com.

« GREENWEEZ.COM lève 800 k€ et fait l’acquisition de la place de marché GREENREPUBLIC

Greenweez.com – leader européen de la vente en ligne de produits sains – poursuit sa stratégie de développement et lève 800 000€ auprès de SIGMA Gestion, Promelys Participations et AMS Industrie, et fait à cette occasion l’acquisition de GreenRepublic, place de marché créée en 2008 qui regroupe une centaine de marchands de produits biologiques et écologiques. »

Lire la suite sur Fusacq.com.

Shark tank : 5 raisons pour regarder et aimer la télé réalité des business angels et des entrepeneurs


Shark Tank. J’avais déjà entendu parler de ce programme par des amis et puis un soir, je me suis mis à le regarder.
Faire un programme de télé-réalité sur des business angels qui investissent dans des projets, je dois reconnaître, que c’est hyper audacieux.

Le principe est le suivant : des entrepreneurs en herbe viennent présenter leur projet à 5 investisseurs particuliers, les fameux business angels.
Les entrepreneurs viennent donc demander un investissement dans leur business en échange d’un pourcentage de capital qui sera détenu par les business angels.

La présentation est filmée, mise en scène, et les entrepreneurs repartent avec une réponse qu’elle soit positive ou négative. Il n’y a pas de « peut-être », de « on ne sait pas », de « on doit réfléchir », de « revenez quand vous aurez d’autres investisseurs ». Non. Les business angels sont de vrais business angels et pas seulement des particuliers qui paient l’ISF (ou un peu d’ISF devrais-je dire) et qui ont envie de défiscaliser. Non, là, nous avons de vrais BA qui investissent dans des sociétés parce qu’ils aiment ça et parce qu’ils pensent qu’ils peuvent aider grâce à leur expertise et leur carnet d’adresse.

La mise en scène est truculente : des liasses de billets sont empilés devant chaque business angels. Cette mise en scène serait impensable en France. Elle a dû d’ailleurs être jugée un peu trop provocatrice dans un contexte de crise car les liasses de billets ont été supprimées.

J’aime pour :
1. On y parle valorisation de société et contrôle de société sans aucun tabou
2. On voit la manière dont fonctionnent et pensent les business angels
3. On voit des entrepreneurs passionnés par leurs idées (qui sont parfois totalement saugrenues). Les présentations faites par les entrepreneurs sont souvent excellentes. Ils ont vraiment le sens du show ces américains.
4. On voit des entrepreneurs avec une excellente idée mais totalement incapable de la mettre en valeur et encore plus incapable de diriger une société
5. On y parle argent sans honte

Comme dans tout bon programme de télé-réalité qui se respectent il y a plusieurs saisons. Pour ma part, je trouve que l’épisode 2 de la saison 1 résume bien Shark Tank.

Je recommande vivement cette émission à tous les entrepreneurs en herbe ainsi qu’à tous les entrepreneurs qui sont sur le point de se lancer dans une levée de fonds.

La fin de l’eldorado e-commerce


J’ai lu un article très intéressant sur Frenchweb au sujet de la vente de Mister Good Deal.
Mistergooddeal

Pour mémoire, Mister Good Deal a été acquis par M6 en 2005 pour un montant proche des 40 M€ (je ne suis pas sûr à 100% de ce chiffre, mais je ne dois pas être très loin).
L’idée qui sous-tendait cette acquisition était la possibilité de envelopper es synergies entre M6 boutique, la partie télé-achat de M6 et le site internet Mister GoodDeal. Il s’agissait pour M6 de mettre un pied et plus si affinité dans l’e-commerce.

7 ans plus tard, le site Mister Good Deal est revendu par M6 à Darty alors que ce dernier a du mal à trouver sa place sur le web, coincé dans des problématiques de cross canal. Le bruit court que le prix de cession serait de 1€ !!!

Les chiffres de Mistergoodeal communiqués lors de l’opérations sont : 120 M€ de chiffre d’affaires pour une perte annuelle entre 6 et 8 M€.

L’article de Frenchweb met en valeur ce qu’est la réalité du e-commerce depuis quelques années maintenant.

Des e-commerçants coincés entre le marteau et l’enclume. Les sites de e-commerce sont confrontés à des coûts d’acquisition en hausse et à une guerre des prix sans précédant.

La hausse des coûts d’acquisition provient de plusieurs causes. A mon avis deux sont prépondérantes : l’augmentation des cpc de Google d’une part et d’autre part la multiplication des canaux d’acquisition qui nécessitent à chaque fois de nouvelles lignes budgétaires dans les P&L.
Il y a 6 ans, quand on analysait les coûts marketing d’un site de e-commerce, il y a avait trois au quatre lignes, cinq maximum : adwords, bien entendu, l’affiliation, les comparateurs de prix et le SEO. Aujourd’hui, il faut ajouter, le SMO, c’est à dire la gestion de la page Fans Facebook, la pub sur Facebook, la même chose pour Twitteŕ, Pinterest. Il faut également ajouter le retargeting, le RTB, l’e-mail retargeting, le sites d’achat groupés, les places de marché, et même les sites d’informations qui comme 20 minutes ont leurs pages de bons plans.

Tout cela a un coût : celui des budgets alloués et celui de l’équipe nécessaire pour faire tourner tous ces canaux.

A l’autre extrémité du spectre se trouve des sites comme Amazon ou CDiscount (tout juste rentable à 800 M€ de chiffe d’affaires). Ces sites écrasent totalement les sites de e-commerce ded taille moyenne et surtout ceux de petite taille. Ils maintiennent une pression sur les prix de vente des produits difficilement tenables pour leurs concurrents et une qualité de service exceptionnelle, du moins pour Amazon. Le service Amazon Premilum est d’une efficacité redoutable. Pour un abonnement de 50€ par an, les frais de port sont gratuits et vous êtes livrês le lendemain de votre commande. Aucun e-commerçant de taille moyenne ne peut offrir ce service pour 50€ par an.
Pris en tenaille entre des coûts d’acquisition élèves et des prix de vente à la baisse, les sites de e-commerces ont du mal à atteindre le point mort et quand ils l’atteignent, la rentabilité est maigre et difficilement pérenne.

Alors mon titre est un peu accrocheur mais en tout cas, nous ne somme plus dans la situation s’il y a 8 ans ou le e-commerce faisait rêver investisseurs et entrepreneurs.
Aujourdhuî, l’avenir du e-commerce est plus dans l’adaptation des groupes classiques à cette nouvelle donne qu’à l’apparition de pure players.

The Bezos Napkin Diagram (or the Bezos Flying Wheel) : Jeff Bezos vision of Growth


Jeff Bezos Amazon Flying Wheel

Growth. Every entrepreneur is looking for growth.

Jeff Bezos, Amazon Founder and CEO, wrote his vision of growth on a napkin.

The « Bezos Napkin Diagram » is quite simple: You will be able to catch Traffic (customers) thanks to two things: selection and customer experience. Actually, by working with top sellers, Amazon is capable of providing a large selection of products, which provides a great customer experience.

This amazing customer experience brings more traffic, which brings more sellers, which brings more products, which brings a much better customer experience because you can always find the product you are looking for on Amazon.

This growth lowers the infrastructure costs (warehouse and fulfilment), which allows Amazon to offer low prices to customers, which drives loyalty and repeat customers…

Entrepreneurship : The idea is important, yes, but execution is what matters.


A lot of people think that you need to have an incredible idea if you want to create a company.

A revolutionary idea will help you, of course, but it’s not absolutely necessary. While the idea is important, what really matters is the execution. Having an idea is one thing. A lot of us have fantastic ideas for new businesses. Spend an evening with two or three close friends in a nice place, with nice food and some drinks and you will find that you will have at least a dozen fantastic ideas.

Well, that’s the easy part.

The tough part begins when the time comes to execute your idea, when you transform your idea into a concrete company, when this new and fragile company becomes firmly established. What matters is how you transform your idea into a real business; what are the choices you make in the face of difficulties, how you adapt you business model in order to respond to your market, how you recruit and build an A-team.

If you give the same idea to two different teams, after six months you will have two different companies. The management teams won’t have the same vision of the market or market strategy to become a leader. The idea is important, yes, but execution is what matters. Let’s say it another way: Do you think Apple would have been the same company if Steve Jobs and his team didn’t run it? We could ask the same question regarding Amazon with Jeff Bezos, Google with Larry Page and Sergei Brin…

If you want to start your own company don’t spend too much time looking for the perfect idea. Find an idea you love, a business with potential, and then focus your energy on the execution: What is your mission? Who are your customers? Why will they buy your product? Who are your competitors? What differentiates your product from theirs? How will you communicate?

This is what really matters. This is execution.