J’ai une idée de création d’entreprise. Maintenant, je mets quoi dans mon Business Plan ?


Avoir une idée de création d’entreprise c’est bien. Savoir la matérialiser dans un business plan, c’est mieux.

Idée de création d'entreprise et business plan

Idée de création d’entreprise et business plan

Les sites dédiés à la création d’entreprise et à la rédaction de business plan sont nombreux. Je ne détaillerai donc pas le plan type d’un business plan ici.

Pour information, je ne connais pas beaucoup d’intermédiaires qui pourraient vous aider pour la rédaction de votre Business Plan. Les seuls que je connaisse bien et que je recommanderai sont les équipes de la Petite Etoile.

Je souhaite plutôt aborder le principe du business plan. Les idées que l’on devrait retrouver dans tous les business plans quelle que soit l’activité de la société.

Le BP expose trois thèmes principaux :
1. Le projet d’entreprise
2. la finalité de l’entreprise
3. sa stratégie

Il faut garder à l’esprit que pour vous entrepreneur, votre business plan est le meilleur scénario de développement et de croissance parmi de multiples autres scénarios.

Le BP doit absolument mettre en valeur :
1. la réponse à un problème. Quel est le problème et comment mon produit y répond. Si des concurrents existent, comment il y répond mieux que ce qui existe déjà.

2. L’opportunité de marché. Pourquoi ce produit ? Pourquoi ce marché ?

3. Le choix de la stratégie : comment nous allons faire en sorte que notre produit soit connu et acheté par le plus grand nombre.

4. La qualité de l’équipe : comment notre équipe de fondateurs va réussir mieux que les autres. Cette partie est très importante. Il faut bien montrer les complémentarités de l’équipe, ses points forts mais aussi ses points faibles et la manière dont on va adresser ces points faibles.

5. L’opportunité d’investissement si vous levez des fonds.

Surtout, j’insiste sur le fait que le business plan est le meilleur des scénarios possibles pour vous. Il doit motiver, donner envie de venir travailler pour vous ou de venir investir. Bref, il doit donner envie de rejoindre l’aventure.

Le Business Plan doit montrer de la traction, c’est ce qui donnera envie aux investisseurs d’investir. Cette traction peut être naissante mais elle doit exister. Elle doit traduire le dynamisme de votre projet, de votre équipe et de vos réalisations.

Cela doit transparaître dans votre business plan. En bref, votre business plan doit donner envie !!!

Article très intéressant de Flore Fauconnier du Journal du Net sur Spartoo et Zalando. On y parle aussi de Sarenza.


Voici un article intéressant de Flore Fauconnier du Journal du Net sur les trois principaux sites de vente de chaussures sur Internet : Spartoo, Zalando et Sarenza.
Il y a des informations sur les niveaux de chiffres d’affaires, sur le trafic,…

A lire sans aucune hésitation ! C’est par ici : « Comment Spartoo fait face à la déferlante Zalando« .

David Lozano de Green Republic – Interview


Une interview de David Lozano, co-fondateur de Green Republic qui vient de rejoindre Greenweez.com le leader européen de la vente de produits sains en ligne, est disponible sur le site de Slap Digital.

Shark tank : 5 raisons pour regarder et aimer la télé réalité des business angels et des entrepeneurs


Shark Tank. J’avais déjà entendu parler de ce programme par des amis et puis un soir, je me suis mis à le regarder.
Faire un programme de télé-réalité sur des business angels qui investissent dans des projets, je dois reconnaître, que c’est hyper audacieux.

Le principe est le suivant : des entrepreneurs en herbe viennent présenter leur projet à 5 investisseurs particuliers, les fameux business angels.
Les entrepreneurs viennent donc demander un investissement dans leur business en échange d’un pourcentage de capital qui sera détenu par les business angels.

La présentation est filmée, mise en scène, et les entrepreneurs repartent avec une réponse qu’elle soit positive ou négative. Il n’y a pas de « peut-être », de « on ne sait pas », de « on doit réfléchir », de « revenez quand vous aurez d’autres investisseurs ». Non. Les business angels sont de vrais business angels et pas seulement des particuliers qui paient l’ISF (ou un peu d’ISF devrais-je dire) et qui ont envie de défiscaliser. Non, là, nous avons de vrais BA qui investissent dans des sociétés parce qu’ils aiment ça et parce qu’ils pensent qu’ils peuvent aider grâce à leur expertise et leur carnet d’adresse.

La mise en scène est truculente : des liasses de billets sont empilés devant chaque business angels. Cette mise en scène serait impensable en France. Elle a dû d’ailleurs être jugée un peu trop provocatrice dans un contexte de crise car les liasses de billets ont été supprimées.

J’aime pour :
1. On y parle valorisation de société et contrôle de société sans aucun tabou
2. On voit la manière dont fonctionnent et pensent les business angels
3. On voit des entrepreneurs passionnés par leurs idées (qui sont parfois totalement saugrenues). Les présentations faites par les entrepreneurs sont souvent excellentes. Ils ont vraiment le sens du show ces américains.
4. On voit des entrepreneurs avec une excellente idée mais totalement incapable de la mettre en valeur et encore plus incapable de diriger une société
5. On y parle argent sans honte

Comme dans tout bon programme de télé-réalité qui se respectent il y a plusieurs saisons. Pour ma part, je trouve que l’épisode 2 de la saison 1 résume bien Shark Tank.

Je recommande vivement cette émission à tous les entrepreneurs en herbe ainsi qu’à tous les entrepreneurs qui sont sur le point de se lancer dans une levée de fonds.

Entrepreneurship : The idea is important, yes, but execution is what matters.


A lot of people think that you need to have an incredible idea if you want to create a company.

A revolutionary idea will help you, of course, but it’s not absolutely necessary. While the idea is important, what really matters is the execution. Having an idea is one thing. A lot of us have fantastic ideas for new businesses. Spend an evening with two or three close friends in a nice place, with nice food and some drinks and you will find that you will have at least a dozen fantastic ideas.

Well, that’s the easy part.

The tough part begins when the time comes to execute your idea, when you transform your idea into a concrete company, when this new and fragile company becomes firmly established. What matters is how you transform your idea into a real business; what are the choices you make in the face of difficulties, how you adapt you business model in order to respond to your market, how you recruit and build an A-team.

If you give the same idea to two different teams, after six months you will have two different companies. The management teams won’t have the same vision of the market or market strategy to become a leader. The idea is important, yes, but execution is what matters. Let’s say it another way: Do you think Apple would have been the same company if Steve Jobs and his team didn’t run it? We could ask the same question regarding Amazon with Jeff Bezos, Google with Larry Page and Sergei Brin…

If you want to start your own company don’t spend too much time looking for the perfect idea. Find an idea you love, a business with potential, and then focus your energy on the execution: What is your mission? Who are your customers? Why will they buy your product? Who are your competitors? What differentiates your product from theirs? How will you communicate?

This is what really matters. This is execution.

L’énergie : l’élément indispensable à tout entrepreneur


Je déjeunais avec un entrepreneur et un ami cette semaine. Sur le chemin du retour mon ami me dit qu’il était toujours étonné par l’énergie de cet entrepreneur. Il me dit qu’il avait remarqué cela chez la plupart des entrepreneurs qu’il connaissait : une incroyable énergie.

Cette remarque me rappela une conversation que j’avais eu la semaine d’avant avec un jeune entrepreneur que je coache. Il me disait que la création d’entreprise était vraiment excitante bien que très difficile. Depuis un an qu’il avait lancé sa société il avait appris plein de choses mais son principal étonnement venait de l’énergie qu’il fallait déployer quand on était entrepreneur.

Avant de se lancer, il avait lu des livres sur la création d’entreprise, il en avait retiré plein d’enseignements, mais il ne se souvenait pas avoir lu un livre qui abordait la question de l’énergie.

Pour moi, l’entreprenariat s’apparente à un marathon. Créer une entreprise est un long parcours. Mais, un marathon se court correctement avec une très bonne préparation.
Entreprendre n’est pas seulement courir un marathon, course deja difficile en soi. Entreprendre, c’est courir un marathon à la vitesse d’un 100 mètres. 42 km à courir avec la même énergie qu’un 100 mètres.

Vous trouvez la comparaison osée ?

Elle ne l’est pourtant pas. Tous les créateurs d’entreprise vous le diront.
Créer une entreprise demande une énergie incroyable. Une énergie qu’il faut déployer tous les jours pendant plusieurs mois et plusieurs années. Sans aucune pause.

Tout repose sur soi et sur soi seul. Si vous avez un associé, l’énergie requise sera un peu moins importante mais vous devrez toujours courir 21 km à la vitesse d’un 50 mètres. 🙂

Tout repose sur vous. Vous êtes la locomotive comme le disait Churchill. Vous tirez toute votre société. Vous devez faire bouger vos fournisseurs, vos prestataires, vous devez aller chercher le client avec les dents, vous devez faire avancer les démarches administratives, vous devez motiver vos salariés, mobiliser vos actionnaires,…

En peu de mot : vous devez tout faire avancer en même temps. Pas l’un après l’autre. Non. En même temps.

Mais, c’est cela aussi qui est grisant. Cette énergie qu’il faut activer et qui au bout d’un moment s’auto-génère, voire sécrète de l’endorphine. Elle nous fait planer.

Le plaisir de l’entreprenariat réside aussi dans cette énergie incroyable. Alors, si vous voulez la vivre, la sentir, allez-y foncez !

Je me lance tout de suite ou je travaille d’abord comme salarié pour acquérir de l’expérience et ensuite j’y vais, je fonce, je monte ma boîte ?


Quand je discute avec de jeunes entrepreneurs, des questions reviennent en permanence. J’ai déjà parlé de la confidentialité dans un article précédent. Une autre question concerne le moment opportun pour se lancer.
« je me lance tout de suite ou je travaille d’abord comme salarié pour acquérir de l’expérience et ensuite j’y vais, je fonce, je monte ma boîte » ?

J’ai été 10 ans salarié avant de créer ma société. Pendant ces 10 ans, j’ai travaillé en start-up puis dans un grand groupe du CAC 40. J’ai changé plusieurs fois de postes. J’ai eu des promotions. J’ai eu une équipe à encadrer. Bref tout ce qui fait la vie d’un salarié qui a envie de progresser.

Ces 10 années de salariat ont été très enrichissantes. J’ai appris un grand nombre de choses. J’ai progressé dans les sociétés dans lesquelles j’ai travaillé signe que ma hiérarchie était satisfaite du travail fourni.

Cinq ans après avoir quitté le salariat pour monter ma société, voici ce que je réponds aux entrepreneurs en herbe : « Au lieu d’attendre ma réponse, vous devriez déjà être en train de créer votre boîte ».

J’ai beaucoup appris en 10 ans de salariat, mais je dois reconnaitre que cela ne m’a pas vraiment préparé à la vie d’entrepreneur. Je l’ai dit dans d’autres articles, mais je le redis : créer une société est difficile, vraiment.

« Le succès, c’est d’aller d’échecs en échecs sans perdre son enthousiasme » disait Winston Churchill. On pourrait paraphraser et dire « entreprendre, c’est d’aller d’échecs en échec sans perdre son enthousiasme ». Cette citation met en valeur deux réalités de l’entrepreneur : la difficulté matérielle de la création d’entreprise et la force mentale du créateur d’entreprise.

La capacité à rebondir, la résilience comme on dit aujourd’hui, est très importante. Démarrer jeune permettra à l’entrepreneur de se tanner le cuir, de faire des erreurs sans que cela porte trop à conséquence.

La joie des petits succès, la plénitude procurée par les grands. La tristesse des petits mauvais résultats, le désespoir procuré par les grands. Vivre tout cela. Apprendre à le gérer. Apprendre à être capable de le dépasser.

L’accumulation de l’expérience voilà ce que doit privilégier un jeune entrepreneur.

Ces expériences lui permettront de se forger un caractère, une résistance. C’est ce qui est déterminant dans la création d’une entreprise.

Les compétences que l’on développe en tant que salarié n’ont rien à voir avec celles qui sont nécessaires pour réussir en tant qu’entrepreneur.

Attention, je ne parle pas ici des compétences techniques, mais de aptitudes morales, du « mental » comme on dit aujourd’hui. Le fait d’être un salarié performant à la progression rapide et fructueuse ne vous préparera pas à la vie d’entrepreneur.
Les facteurs clés de succès sont totalement différents.

Qu’il n’y ait pas de méprise. Le salarié aussi subit une forte pression. Il doit développer des compétences managériales quand on lui confie une équipe. Il doit apprendre à gérer sa hiérarchie. Il a des objectifs à atteindre. Il a meme pu être en charge de l’ouverture d’une filiale a l’etranger.
Ok. Très bien.
Cela lui servira un jour dans sa vie d’entrepreneur mais pas au début. Et le début peut durer longtemps.

Deuxième argument : les difficultés prennent une autre acuité lorsqu’on a une famille.
Plus vous attendrez pour vous lancer plus vous « risquez » d’avoir des responsabilités dans une autre sphère de votre vie : celle de la vie familiale.
Le salariat, en fait le CDI, est très confortable avec ses cinq semaines de congés payés, ses RTT, sa mutuelle, son CE, ses tickets restos ou son restaurant d’entreprise, son infrastructure de qualité,…
Renoncer sciemment à ce confort pour l’insécurité et la précarité du lancement d’une société est très difficile, particulierment lorsque l’on projette de créer une famille, voire lorsque l’on est en train de créer une famille.
Lorsque j’ai créé ma société, j’étais marié. J’avais trois enfants dont une fille qui venait de naitre. Dans l’équipe de la société dans laquelle j’étais employé, il y avait une personne qui m’appelait le kamikaze. Je suis content du choix que j’ai fait, mais avec le recul, je dois reconnaitre qu’elle avait raison. Il m’a fallu une forte conviction jumelée à une forte inconscience pour quitter tout ce confort.

Pour toutes ces raisons, et pour d’autres encore mais que je développerai dans un autre article, je suis convaincu qu’il faut créer sa société le plus tôt possible et que le passage par la case salarié n’est pas nécessaire.

Alors allez-y. Entreprenez !