La fin de l’eldorado e-commerce


J’ai lu un article très intéressant sur Frenchweb au sujet de la vente de Mister Good Deal.
Mistergooddeal

Pour mémoire, Mister Good Deal a été acquis par M6 en 2005 pour un montant proche des 40 M€ (je ne suis pas sûr à 100% de ce chiffre, mais je ne dois pas être très loin).
L’idée qui sous-tendait cette acquisition était la possibilité de envelopper es synergies entre M6 boutique, la partie télé-achat de M6 et le site internet Mister GoodDeal. Il s’agissait pour M6 de mettre un pied et plus si affinité dans l’e-commerce.

7 ans plus tard, le site Mister Good Deal est revendu par M6 à Darty alors que ce dernier a du mal à trouver sa place sur le web, coincé dans des problématiques de cross canal. Le bruit court que le prix de cession serait de 1€ !!!

Les chiffres de Mistergoodeal communiqués lors de l’opérations sont : 120 M€ de chiffre d’affaires pour une perte annuelle entre 6 et 8 M€.

L’article de Frenchweb met en valeur ce qu’est la réalité du e-commerce depuis quelques années maintenant.

Des e-commerçants coincés entre le marteau et l’enclume. Les sites de e-commerce sont confrontés à des coûts d’acquisition en hausse et à une guerre des prix sans précédant.

La hausse des coûts d’acquisition provient de plusieurs causes. A mon avis deux sont prépondérantes : l’augmentation des cpc de Google d’une part et d’autre part la multiplication des canaux d’acquisition qui nécessitent à chaque fois de nouvelles lignes budgétaires dans les P&L.
Il y a 6 ans, quand on analysait les coûts marketing d’un site de e-commerce, il y a avait trois au quatre lignes, cinq maximum : adwords, bien entendu, l’affiliation, les comparateurs de prix et le SEO. Aujourd’hui, il faut ajouter, le SMO, c’est à dire la gestion de la page Fans Facebook, la pub sur Facebook, la même chose pour Twitteŕ, Pinterest. Il faut également ajouter le retargeting, le RTB, l’e-mail retargeting, le sites d’achat groupés, les places de marché, et même les sites d’informations qui comme 20 minutes ont leurs pages de bons plans.

Tout cela a un coût : celui des budgets alloués et celui de l’équipe nécessaire pour faire tourner tous ces canaux.

A l’autre extrémité du spectre se trouve des sites comme Amazon ou CDiscount (tout juste rentable à 800 M€ de chiffe d’affaires). Ces sites écrasent totalement les sites de e-commerce ded taille moyenne et surtout ceux de petite taille. Ils maintiennent une pression sur les prix de vente des produits difficilement tenables pour leurs concurrents et une qualité de service exceptionnelle, du moins pour Amazon. Le service Amazon Premilum est d’une efficacité redoutable. Pour un abonnement de 50€ par an, les frais de port sont gratuits et vous êtes livrês le lendemain de votre commande. Aucun e-commerçant de taille moyenne ne peut offrir ce service pour 50€ par an.
Pris en tenaille entre des coûts d’acquisition élèves et des prix de vente à la baisse, les sites de e-commerces ont du mal à atteindre le point mort et quand ils l’atteignent, la rentabilité est maigre et difficilement pérenne.

Alors mon titre est un peu accrocheur mais en tout cas, nous ne somme plus dans la situation s’il y a 8 ans ou le e-commerce faisait rêver investisseurs et entrepreneurs.
Aujourdhuî, l’avenir du e-commerce est plus dans l’adaptation des groupes classiques à cette nouvelle donne qu’à l’apparition de pure players.

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2 réflexions au sujet de « La fin de l’eldorado e-commerce »

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