My Travel Dreams : excellent site pour des idées de voyages


Si vous cherchez des idées de voyages et des adresses, je vous recommande l’excellent site My Travel Dreams 

Marie Faure Ambroise partage ses bons plans et ses coups de coeur avec nous.

Je vous recommande vivement ce site/blog qui donne envie de voyager.

My Travel Dreams, c’est par ici.

L’analyse


Je continue de donner la parole à des amis qui écrivent. Voici le deuxième texte.

« C’était une question de vie ou de mort. Je n’avais plus le choix. Le soir où je me suis assis dans ce fauteuil, je ne tenais plus. Je l’ai dit en ces termes. Les larmes aux yeux. La gorge nouée par l’angoisse. L’air ne passait plus. J’ai été clair sur ce que je voulais. Une analyse. Une vraie. Pas de psychothérapie. J’avais dépassé ce stade. Il y avait urgence. J’avais besoin d’un traitement de choc, un traitement en profondeur. Et pour ça, le face à face de la psychothérapie ne pouvait pas fonctionner. Il fallait que je puisse sortir toute cette pourriture que je trimbalait depuis toutes ces années. Et je ne pouvais pas le faire en regardant quelqu’un. Ni en voyant les expressions de son visage, les rictus et autres signes que pourrait laisser percer mon interlocuteur. En l’occurrence trice. La personne qui m’avait donné les coordonnées de la psychanalyste avec laquelle je me trouvais m‘avait demandé si je voulais un homme ou une femme. Je n’avais pas osé dire une femme. Sentant mon hésitation, il m’avait donné les coordonnées d’un et d’une psy. J’avais appelé les deux et j’avais rendez-vous avec les deux. Le rendez-vous avec la psy était avant celui avec le psy. Et je n’ai jamais vu le psy. La rencontre a eu lieu. Le contact s’est établi dès le premier rendez-vous.

Une question de vie ou de mort. Je l’ai vécu comme cela sur le moment et aujourd’hui encore je le revis de cette manière. J’étais au bord du gouffre. Je ne sais pas où je serai sans ce rendez-vous, sans cette analyse. Je ne tenais plus. Mon esprit était au bord de la rupture. Je donnais le change en public. Seule ma femme avait vu que je perdais les pédales. Elle seule. C’est elle qui m’avait dit d’aller consulter. C’est grâce à elle si je me suis bougé.
Je donnais le change. Les gens qui me croisaient, mes collègues, mon équipe qui me voyait tous les jours, mes amis. Personne ne voyait rien. Je jouais la comédie. Toute la journée. Je « jouais à faire semblant » comme disait Claude François. Pourtant, j’étais sous Prozac depuis de nombreux mois. Mais rien n’y faisait. Rien. L’angoisse était là. Mes obsessions prenaient le dessus. Mon quotidien était insoutenable. « Et l’angoisse atroce, despotique, sur mon crâne incliné, plante son drapeau noir ». Cette dernière phrase du poème de Baudelaire « Quand le ciel bas et lourd », je ne la vivais pas chaque jour, je la vivais chaque instant. Chaque minute. J’allais chez mon psychothérapeute chercher mon ordonnance de Prozac comme un drogué va chez son dealer. Et quand je n’avais plus de Prozac et pas encore de rendez-vous j’allais de pharmacie en pharmacie avec ma vielle ordonnance en espérant avoir ma drogue. Mais cela ne suffisait plus. Mon corps s’était habitué au traitement et mon esprit reprenait le dessus. L’angoisse était plus forte que tout. Chaque geste était une lutte que je perdais à chaque fois. Je devenais fou. Oui, je peux le dire maintenant. Non. Je ne suis pas guéri. On ne guérit pas des fonctionnements vieux de dizaines d’années en quelques mois de psy. C’est plus compliqué qu’il n’y paraît.

Je devenais fou. Mais impossible de rentrer plus dans les détails. C’est encore trop vif. Encore trop présent. Mon angoisse est toujours là. Je ne l’ai pas vaincue. Loin de là. J’ai encore peur d’elle. Elle prend encore le dessus de temps à autre.

Je devenais fou. Prozac le matin et alcool le soir. Et même avec ça je ne tenais plus. Mes obsessions me contrôlaient. Je finissais en nage et en larme. Parfois effondré par terre, seul, quand tout le monde dormait. Je recommençais sans cesse le même geste. Je relisais sans cesse la même phrase. Encore et encore. Une minute, deux, puis 10, puis 30, puis 1 heure, puis 2,… A refaire le même geste. A relire la même phrase. C’était insoutenable. Je me sentais si seul, si démuni face à mon angoisse. Si terrifié.
C’était une question de vie ou de mort. J’ai commencé cette analyse car c’était une question de vie ou de mort.

Je ne dénigre pas la psychothérapie. Absolument pas. J’ai pu passer à l’analyse, c’est-à-dire au fait d’être allongé, à un rythme de deux fois par semaine puis trois, grâce à la psychothérapie que j’avais faite des années auparavant. »

Procrastination 


De nombreux amis écrivent leurs états d’âme. Certains écrivent sur leur blog, d’autres simplement pour eux. 

J’ai proposé aux seconds de publier leurs écrits. Je le ferai donc de temps à autre. 

Voici le premier texte. Il s’appelle « Procrastination ».

« Creuser. Creuser au plus profond de soi pour en sortir ce qui ne doit pas en sortir, pour en sortir ce qui aurait dû rester bien caché dans mes entrailles.

Creuser profond. J’ai toujours voulu écrire. J’ai toujours admiré les écrivains, les intellectuels. Ceux qui réfléchissent à partir de leur cerveau. Non avec, mais à partir de.

J’ai toujours voulu en faire partie. Mais je n’ai jamais osé.

Je me considère comme moyen. Un quidam comme il y en a tant. Un quidam qui admire à la télé les autres. Ceux qui passent l’acte. Ceux qui font. Un quidam qui pense des choses sans avoir le courage de les formaliser pour les partager car partager c’est s’exposer, c’est risquer d’être critiqué, c’est aussi et surtout risquer de ne rien susciter parce que ce que l’on pense est au final assez banal et inintéressant.

Alors je ne fais rien. Je regarde les autres penser. J’occupe le temps.

Mais ce n’est sans doute pas l’unique raison. Le travail, l’effort. Oui voilà l’autre raison, la vraie raison peut-être.

Formaliser ses idées, les travailler, les écrire, les corriger, cela prend du temps. Cela demande du temps et de l’énergie. C’est du travail.

Mais, le soir, après ma journée de travail , après les transports en commun, après la famille, le courage me manque. La paresse s’empare de moi. Je regarde des séries. Des séries de bonne qualité pour me donner bonne conscience. Mais je ne travaille pas. Je n’écris pas. La paresse. Ma grande amie. Ma pire ennemie. La paresse. MA paresse.

Elle me tient, elle m’appelle, elle me dit des mots doux, elle me chuchote à l’oreille de ne pas le faire ce soir, mais demain soir. Comme elle me l’a déjà dit hier soir et comme elle me le dira demain soir.

Alors je procrastine. Je suis devenu le roi de la procrastination. Chaque matin, je me dis que ça ne peut pas durer, que ce soir je m’y mets quoiqu’il arrive. Et non. Rien n’y fait. Je ne m’y mets pas. Ni ce soir, ni le suivant ni celui d’après. Rien ne se passe. Mais le temps, lui, passe. Il passe imperceptiblement, inéluctablement. Je le vois à ces petites rides aux coins de mes yeux. Je le vois à mes enfants qui grandissent. Je le sens.

Le courage. Voilà ce qui me manque. Je suis un lâche. »

Lien


J’adore regarder cette vidéo.

C’est une partie du spectacle de la mi-temps du 50e Superbowl qui a eu lieu en 2016.

Bruno Mars chante Uptown Funk, puis Beyoncé chante sa dernière chanson Formation et enfin les deux artistes clôturent le show avec le chanteur de Coldplay.

Les chorégraphies sont incroyables ! La première chorégraphie de Bruno Mars et de ses danseurs est époustouflante. D’ailleurs, on entend en fond la clameur du stade qui augmente lorsque les pas s’enchaînent les uns derrière les autres.

La partie de Beyoncé est aussi très bien, mais la battle à laquelle se livrent les deux artistes et leurs danseurs est fantastique. Les pas de danse, les gestuelles, les enchaînements sont dingues !

Ça dure 4 minutes et c’est juste en-dessous. Enjoy car c’est du grand spectacle !

Film Dope, mon avis.


« This is real dope man. »

Comme le dirait le dealer dans la chanson « Pusher » de Ice T sortie en 1988, ce film est de la « real dope ». En français, c’est de la bombe.

Le film commence d’ailleurs par donner la définition du mot Dope. La dope, c’est toit d’abord de la drogue, mais c’est aussi quelqu’un de stupide et enfin en argot cela veut dire
excellent.

Le film raconte l’histoire de trois amis Geeks qui vivent dans le quartier d’Inglewood à Los Angeles et qui se retrouvent mêlés à un trafic de drogue.

Inglewood est un des quartiers les plus dangereux de Los Angeles. Coincés entre les dealers, les gangs, les fameux Bloods et Creeps (pour ceux qui ne connaissent pas, regardez immédiatement l’excellent film Colorz de Dennis Hopper avec Sean Penn et Robert Duval), nos trois protagonistes sont totalement décalés et ils ne rêvent que d’une chose: partir, quitter Inglewood.

Alors, nos trois amis Geeks sont aussi des fans du rap des années 1990 : ils ont les coupes de cheveux et le style vestimentaire de l’époque, ils écoutent leur musique sur un walkmann,… Bref, quand je dis qu’ils sont décalés, ce n’est pas seulement avec leur quartier. C’est aussi avec leur époque.

Il y a quelques lenteurs dans ce film, mais le scénario est original. Les sujets abordés sont graves mais traités avec distance et décalage. Et enfin, c’est un bel hommage du rap des années 90.

Le film a été produit par Forest Whitaker et Pharrel Williams qui a naturellement fortement contribué à la bande son.