Joie intense et stress tout aussi intense font partie de la vie de tout entrepreneur


J’écris un livre sur la création d’entreprise avec un ami investisseur. L’objet de ce livre est de donner les clés pour bien réussir sa création d’entreprise en insistant sur la réalité de l’entrepreneuriat.

Nous parlerons donc des motivations des entrepreneurs et des joies que procure la création d’entreprise. Nous parlerons aussi du quotidien du créateur d’entreprise, des difficultés qu’il rencontrera, de la pression qu’il aura, de la précarité de sa situation et de l’impact que cela pourra avoir sur sa vie personnelle.

Créer son entreprise est difficile. Pour mettre en garde de futurs entrepreneurs, on met souvent en avant le rythme de travail pour dire qu’il n’y aura plus de week ends, plus de soirées, plus de vacances. C’est vrai. Mais c’est aussi vrai d’un employé qui veut progresser rapidement dans son entreprise. Les BlackBerry, iPhone et autres clés 3G favorisent ce travail permanent.

La différence ne se situe pas là selon moi. Elle se situe au niveau de la pression écrasante et permanente qui pèse sur le chef d’entreprise.

Plutôt que de dire au futur créateur d’entreprise qu’il n’aura plus de week ends, de soirées et de vacances, je lui dirai qu’il aura très peu de nuits paisibles, que son sommeil sera très souvent (tout le temps ?) agité, qu’il y a de fortes probabilités pour qu’il n’arrive pas se rendormir après s’être levé au milieu de la nuit pour boire un verre d’eau.

Elle est là, la différence entre le salarié et le créateur d’entreprise. La tranquillité d’esprit, la certitude d’avoir un salaire dans 3, 6, 12 mois, le fait de pouvoir se reposer de temps à autre sur la structure, le fait d’être protégé par la structure.

Ce n’est pas un discours pessimiste. Pas de méprise. C’est un avis objectif et réaliste sur la création d’entreprise.

Je ne veux pas décourager les entrepreneurs en herbe. Je veux simplement leur dresser un tableau réaliste de ce qui les attend.

Cela ne diminue pas les joies générées par la première vraie commande (ie celle de sa mère n’est pas une vraie commande:-)), par le recrutement de son premier stagiaire salarié, par la signature de son premier bail commercial,… La liste est longue des joies procurées par l’entrepreneuriat et on en parle souvent en ce moment dans les médias. Mais on oublie de mentionner les difficultés et le stress. C’est pour cette raison que j’insiste dessus, pour parler de cet aspect de la réalité du chef d’entreprise et non pour décourager car je reste convaincu qu’il faut entreprendre et créer sa société.

Churchill avait (déjà) tout compris


On considère le chef d’entreprise comme un homme à abattre, ou comme une vache à traire. Peu voient en lui le cheval qui tire le char.

La première fois que j’ai lu cette citation de Churchill, c’était chez mon père. Elle était imprimée sur un parchemin et encadrée. Je me souviens avoir souri en la lisant. J’entendais ce discours depuis si longtemps qu’à la fin je n’y prêtais plus guère d’attention.

5 ans après avoir créé ma propre entreprise j’y repense souvent.

Elle est d’une véracité effrayante.

Entrepreneurs et demandes de prêt ne font pas bon ménage


Je suis énervé. Je suis gonflé à bloc.

Je dois faire une demande de prêt et je m’aperçois que mon statut de dirigeant d’entreprise me posera problème.
Pour les banques, être chef d’entreprise est un problème dans l’absolu et encore plus lorsque l’entreprise dirigée perd de l’argent.
Je comprends.
Il est délicat de prêter à quelqu’un dont la source de revenu n’est pas assurée sur la durée de l’emprunt soit 20 ans. Pas de soucis de ce côté là. Je comprends la logique.

En revanche, ce que je ne comprends pas c’est que si un de mes salariés faisaient la même demande de pret, la banque ne lui demanderait pas de fournir les trois bilans de l’entreprise. Elle lui demanderait ses trois dernières fiches de paie et éventuellement une attestation pour s’assurer que la personne est bien en CDI et qu’elle ne fait pas l’objet d’un licenciement.

Mais lui aurait-on demandé de prouver que la société qui l’emploie est pérenne ?

Sûrement pas car si la société dépose le bilan, le salarié est couvert par l’assurance chômage tandis que le dirigeant d’entreprise n’a pas cette garantie.
On y revient encore et encore à ce statut si fragile et si exposé qu’est celui du dirigeant d’entreprise.
Peu importe son niveau de rémunération. Le banquier préfèrera toujours un salarié avec des revenus deux à trois fois inférieurs ou encore mieux, il préfèrera un fonctionnaire car ce qui intéresse le banquier ce n’est pas le niveau de revenu, c’est la sécurité de ce revenu.

Les chefs d’entreprise cumulent tous les risques. Ils sont le symbole de cette précarité si redoutée, alors à eux on va demander une liste de documents tout simplement hallucinante. Je donne des cours à l’université en plus de mon activité et la banque m’a donc demandé en plus des trois dernieres fiches de paie de l’université, une copie du contrat qui me lie à cette université, mais pour ma femme qui est salariée, les trois dernières fiches de paie ont suffi. Nul besoin de fournir son contrat de travail.

Alors je me répète mais quel est l’intérêt aujourd’hui en France de créer son entreprise ? Pourquoi l’Etat a-t-il créé un statut d’auto-entrepreneur sans mettre en place une série de mesures dont l’objectif est de sécurisé l’entrepreneur et ses interlocuteur ? Pourquoi les chefs d’entreprise ne peuvent-ils pas cotiser, et ce même s’ils le souhaitent, â l’assurance chômage ?

Je suis pour l’entrepreneuriat. Je pense que c’est ce qui dominera dans le futur. Je ne veux donc pas renoncer. Je veux changer les choses pour que l’entrepreneur ait sa place dans la société et qu’il puisse entreprendre avec un maximum de sécurité ou plutôt d’égalité avec les autres actifs qui composent la France.

Série du Connoisseur N°1 de H. Upmann : une belle découverte


Après avoir gouté les Cohiba Siglo 4 et le Davidoff Magnificos, j’ai fini mon séjour sur la Côte d’Azur par le Upmann série du connoisseur N°1.

Cigare Upmann Série du Connoisseur N°1

Cela faisait longtemps que je voulais fumer ce cigare de la fameuse marque connue pour son superbe Magnum 46. Le série du connoisseur N°1 est un robusto simple mais de bonne tenue. Je l’ai fumé après un déjeuner très copieux allongé sur un transat face à la mer et j’ai passé un excellent moment.

Ce robusto Upmann est moyennement corsé avec une belle richesse de saveurs et une fumée généreuse. Ce n’est pas un grand cigare mais il est fidèle aux Upmann : simple, avec un tirage régulier et corsé sans pour autant être trop fort.

Contrairement au Cohiba Siglo 4 et au Davidoff Magnificos, je vous recommande donc ce Série du Connoisseur N1 pour un après-midi pour les fumeurs avertis et pour un début de soirée pour les fumeurs débutants.

Découverte du Magnificos de la gamme Puro d’Oro de Davidoff


Cigare Davidoff Magnificos

Toujours lors de mon séjour au Cros de Cagnes et après avoir testé le Cohiba Siglo 4, j’ai voulu découvrir le Magnificos de la gamme Puro d’Oro de Davidoff. Cela faisait plusieurs semaines que j’avais envie de goûter cette nouvelle gamme de Davidoff. J’hésitais entre mon affection pour cette marque mythique capable de réaliser des modules aussi beaux que le Davidoff 2000 et ma méfiance vis-à-vis d’une nouvelle gamme qui serait plus une opération marketing que la réalisation d’un bon cigare.

Ce Davidoff a plus l’aspect d’un Havane que d’un dominicain alors que c’est un des premiers cigares de la marque à être 100% dominicain. C’est un module Robusto qui présente une cape foncée presque noire. La bague ne se situe pas au deux tiers du cigare mais à son extrémité (sur la photo, elle est au deux-tiers car je l’ai remise à sa place  "classique").

Comme son aspect extérieur le laissait présager, le Davidoff Magnificos est aussi corsé qu’un cigare cubain. Son diamètre m’a ravi, moi qui affectionne les gros modules, et sa puissance était la hauteur de mes attentes. Cependant, pour un Davidoff j’ai trouvé qu’il manquait un peu de finesse. Il m’a d’ailleurs rappelé le Partagas D4 que je trouve très moyen (bien que ce soit un des cigares les plus vendus en France).

J’ai tout de même passé un bon moment mais pour le même prix il y a des cigares plus agréables.

Le Davidoff Magnificos est donc à découvrir même si c’est un cigare assez classique. Sa cape noire surprenante pour un Davidoff fait qu’il peut être un bon cadeau à offrir à un amateur de cigares.

Le Cohiba Siglo IV : à ré-essayer


Je suis un grand fan des cigares Cohiba. Ils sont plus chers que les autres cigares mais je trouve qu’ils sont aussi plus subtiles, plus riches et plus surprenants que la plupart des autres marques cubaines.

Depuis de nombreuses années, j’ai deux modules attitrés chez Cohiba : le Siglo 3 et le Robusto.

En vacances au Cros de Cagnes sur la Côte d’Azur, j’ai fait un arrêt à la civette Flamme et Fumée qui se trouve sur la Place Masséna à Nice et j’ai voulu tester le Siglo IV qui est un module assez conséquent (c’est un Corona Gorda).

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, j’ai été un peu déçu. J’ai trouvé le Siglo IV riche en goûts mais moins savoureux que le Siglo 3. On retrouve toutes les qualités des Cohiba comme une fumée épaisse, de la puissance, de la rondeur, mais je n’ai pas retrouvé les arômes et le moelleux du Siglo 3.

Pour être franc, j’étais assez fatigué le soir où j’ai fumé le Siglo 4 et je retenterai donc car étant un grand amateur de Cohiba, je veux être sûr de mon jugement.

Changement d’orientation


J’ai commencé ce blog en voulant le tenir de manière anonyme. Je pensais que cela me permettrait d’être plus libre dans mes propos. Au final, je change d’optique. Je préfère tenir ce blog en mon nom propre et je tiens à ce qu’il reflète mes idées.

J’ai commencé à travailler sur un livre dédié à la création d’entreprise. Nous sommes deux à travailler dessus, ce qui nous permet de nous relayer quand l’un à trop de travail et qu’il ne peut pas avancer.

Ce livre a pour objet de parler de la vraie vie des entrepreneurs et de tout ce qu’il faut accomplir pour créer sa société et la développer. Nous parlerons de l’importance de bien choisir son associé, de la manière dont il faut s’y prendre pour lever de l’argent et nous aborderons également des sujets moins traités habituellement comme l’importance du soutien des proches et l’impact que peut avoir une création d’entreprise sur une vie de famille ou sur un couple.

Des amis avec qui je déjeunais la semaine dernière m’ont demandé comment je faisais pour gérer en même temps ma société, mes cours et en plus écrire un livre. La réponse est simple : je m’organise bien. J’utilise mes trajets de RER pour lire ou préparer des cours et puis je me couche relativement tard. Je profite donc de ces moments pour vaquer à mes occupations.

Pour en revenir à cette nouvelle orientation de mon blog, elle se manifestera par des billets sur des thèmes comme la création d’entreprise, Internet, le e-commerce, les places de marché, mais aussi les séries télévisées, les derniers films vus ou mes réactions par rapport à l’actualité. En somme, ce sera un blog normal quoi. J’espère que j’arriverai à le tenir régulièrement et surtout que les billets seront intéressants.

En attendant, je vous souhaite une bonne nuit à toutes et à tous !